Dossiers

Dossiers

8 articles.
  • atelier_giraud
    atelier_giraud
    1. Commerces, artisanat et autres métiers

    Par Jean-Marie Courault. Le petit village de Civaux a également été très actif au XXe siècle grâce aux nombreux commerces et savoir-faire liés à l'artisanat qui ont permis aux civausiens de se distinguer en mettant en valeur leurs compétences ainsi que leurs talents parfois très surprenants. 

  • chapiteau_mariage_civaux
    chapiteau_mariage_civaux
    2. Patrimoine et archéologie

    Par Jean-Claude Papinot La réalité historique n'ayant rien à voir avec les délimitations administratives modernes  - les communes par exemple - les archéologues ont créé le concept du "Val de Civaux" pour présenter d'une façon cohérente les vestiges conservés ou retrouvés dans cette partie de la vallée de la Vienne.   Le Val de Civaux s'étend de part et d'autre de la rivière sur une bande de terre d'une douzaine de kilomètres entre Salles-en-Toulon au nord et Lussac-les-Châteaux au sud. Civaux se situe à peu près au centre. Le musée de Civaux comme les ouvrages publiés ont adopté cette unité géographique que l'on retrouvera dans ce chapitre. Les  vestiges préhistoriques lussaquois remarquablement présentés désormais au musée de Lussac, ne seront pas évoqués ici pour ces raisons.     La topographie de la vallée, avec ses escarpements rocheux, sa large plaine et sa rivière navigable, a favorisé à chaque période l'installation ou le refuge des hommes ainsi que le développement des activités économiques. Le site archéologique est exceptionnel du fait non seulement du nombre de vestiges visibles aujourd'hui et des découvertes effectuées au cours des recherches - essentiellement au XXème - mais aussi parce que ceux-ci concernent toutes les époques depuis la préhistoire ancienne jusqu'à nos jours. Tout au long du XXème siècle, les historiens et les archéologues ont tenté de restituer la très longue histoire de Civaux, ajoutant aux monuments visibles et aux légendes - comme celle de la bataille de Clovis contre Alaric ou le combat de Girart de Roussillon contre le roi Charles ou encore celle de l'échouage du corps de Saint Sylvain - de nouveaux indices et de nouveaux éléments pour tenter de résoudre "l'énigme de Civaux".

  • photo_interieurclasse
    photo_interieurclasse
    3. L'école

    Les souvenirs des habitants de Civaux sur l'école vont des années 30 aux années 90. Cependant certains rapportent des anecdotes que leurs parents leur ont racontées et qui peuvent remonter jusqu'au milieu du XIXe siècle... Dans ces archives audiovisuelles, vous pourrez écouter le témoignage audio de M. Peignelin, ancien instituteur de Civaux entre 1966 et 1989, qui se souvient de l'évolution des programmes scolaires et de l'abandon du certificat d'étude.

  • agri_jm3
    agri_jm3
    4. L'agriculture

    Par Jean-Marie Courault. Ce dossier sur l'agriculture a été constitué par Jean-Marie Courault, d'après les témoignages et souvenirs de Georges Dousset et Paulette Koch, complétés par ses propres analyses faites à partir des documents collectés auprès des habitants de Civaux et ses recherches ultérieures.  Le recensement de 1901 dénombrait à Civaux, pour 954 habitants :      112 propriétaires exploitants      29 métayers qui partagent les produits et les charges avec un propriétaire      85 ouvriers agricoles qui travaillent continuellement dans une exploitation      38 journaliers qui travaillent occasionnellement dans une exploitation  En l'an 2000 il en restait moins d'une dizaine ! Face à un si grand nombre d'exploitants on comprend que chacun ne disposait que de quelques hectares et animaux, comme c'était le cas dans le bourg (18) et dans les villages importants comme Monas (25), La Partenière (11), Ribes (22) et La Tour (5). De même, seules les fermes isolées possédaient des surfaces conséquentes : La Giraudière, Montandault, La Maison Blanche, Le Martinet, La Creuse, Genouillé, Chez Maupoint, La Matonnerie, La Croisette, Ervault, Laps, La Pitage, l'Etang et Chez Biron....  

  • riviere_remaillage_girault_civaux
    riviere_remaillage_girault_civaux
    5. L'homme et la rivière

    A Civaux, la rivière, nommée la Vienne, qui coupe le village en deux et possède une voie navigable, a toujours été un lieu privilégié propice au développement d'activités économiques et favorisant la vie quotidienne des hommes. Autrefois, on traversait la Vienne à l'aide d'un bac, puis à la fin du XIXème siècle, on a construit un pont réunissant les deux parties du village.  "L'homme et la rivière" est un thème important puisque l'eau servait non seulement à donner à boire aux hommes, à abreuver les animaux, à faire la lessive ou à se distraire en pêchant et en se baignant, mais elle a également été au coeur du développement industriel de Civaux à travers les âges, jusqu'à l'implantation d'une centrale nucléaire. 

  • civaux_gavarnie_paroisse
    civaux_gavarnie_paroisse
    Le Clocher de Civaux ou la Vie de la paroisse

    par Jean-Claude Papinot A Civaux au début du XXe siècle la très grande majorité des habitants est catholique. Il y a 954 personnes dans la commune en 1901. Beaucoup pratiquent mais déjà les femmes et les enfants plus que les hommes. Cette tendance se confirmera suite aux mutations sociales et politiques pour aboutir à la fin du siècle à une extrême raréfaction des pratiquants quels qu'ils soient.   Au début du XXe siècle, bien rares sont les familles qui ne font pas baptiser leurs enfants, ne les marient pas à l'église, enterrent leurs défunts sans office religieux et ne se rendent pas aux cérémonies pour les grandes fêtes. Nous verrons que les idées anticléricales qui progressent depuis le XIXe siècle et les vives réactions de l'Eglise ont eu des répercussions sur la vie religieuse certes, mais aussi sur la vie communale de Civaux.   A l'aube du XXe siècle, la ligne de fracture n'est pas entre le curé et le maire mais plus souvent entre d'un côté la commune et la paroisse et de l'autre le sous-préfet, le préfet et l'inspecteur d'académie. Cette situation évoluera mais si le XXe siècle est émaillé de petits conflits entre les maires et les curés, c'est peu fréquent et rarement grave. En règle générale le premier magistrat communal et une partie de son conseil sont soit intégrés dans la vie paroissiale, soit le plus souvent bienveillants à l'égard de l'Église, ou, au pire, indifférents. Pour illustrer ce propos, prenons quelques exemples. Le plus emblématique dans le genre d'abord. Nous sommes à la fin du XIXe siècle. Auguste de Bridiers est maire comme le furent deux de ses aïeux, Joseph-Marie de Céris de 1813 à 1830 et Antoine de Bridiers de 1856 à 1865. Il est en même temps trésorier de la fabrique, c'est-à-dire de l'organe qui gère le temporel de l'église. Il est aussi organiste pendant près de 70 ans. Il est décoré par l'évêque, Monseigneur de Durefort, de la médaille de Saint Hilaire, pour ses fonctions paroissiales. Il est aussi le parrain d'une cloche au financement de laquelle il a dû participer. Une tribune dans le choeur du sanctuaire est réservée aux hommes de cette famille jusque dans les années 1960. Les membres de la famille de Bridiers avaient également droit de se faire inhumer au Moyen Age dans le collatéral droit de l'église devant la statue de saint Blaise. On dira ultérieurement l'engagement d'Auguste de Bridiers dans la défense de l'école chrétienne et son action contre l'ouverture de l'école laïque, bien que son mandat municipal soit terminé. Ici l'histoire de Civaux témoigne d'une situation habituelle en France à cette époque où l'aristocratie a conservé ou retrouvé son rôle prépondérant qui se maintiendra plus ou moins longtemps selon les endroits.   La situation est plus tendue dans les 30 premières années du XXe siècle car les curés de Civaux relaient la rigueur des orientations diocésaines. En effet, depuis Monseigneur Pie et avec Monseigneur Humbrecht et Monseigneur de Durfort, un courant traditionaliste et des prescriptions draconiennes ne laissent guère aux curés, dans un système hiérarchique sans faille, la possibilité d'initiatives personnelles en matière de doctrine, c'est évident, mais aussi d'idées politiques et sociales. La personnalité des curés et des différents maires, l'absence d'opposants très combatifs, concourent à des relations apparemment pacifiques. Toutefois, l'Eglise comme nous le montrerons, mène alors une bataille permanente contre l'anticléricalisme, l'athéisme et même les idées républicaines. Or, dans les années 20 et 30, l'influence des partis politiques de gauche est certaine à Civaux. Les curés le disent dans leurs rapports au diocèse en dénonçant ce qu'ils appellent souvent « le respect humain » qui empêche les habitants de pratiquer pour ne pas déplaire aux autorités. Mais à la question qu'on leur pose sur  l'attitude des municipalités la réponse fréquente est « indifférence », en ajoutant souvent : « comportement dénué d'hostilité » ou de « sectarisme », s'il s'agit d'une municipalité à majorité radicale-socialiste. On peut à ce propos consulter les rapports des curés de 1928 à 1937 essentiellement.   Un changement se produit en 1939 avec l'arrivée du Père Abrioux qui fut curé de Civaux jusqu'à son décès en 1975. Ce personnage original crée avec les maires un climat de tolérance, voire fréquemment une réelle coopération dénuée d'animosité. Très présent dans la vie communale, apprécié par beaucoup d'habitants croyants ou non, il a fortement marqué les esprits et donné de l'Eglise une image différente.  On constate que plusieurs maires, loin de l'engagement d'Auguste de Bridiers et sans référence même à leurs croyances ou à leurs idées, collaborent à leur façon à la vie paroissiale. M. Lasnier, tailleur de pierre de son état, offre une pierre d'autel que Monseigneur Vion viendra consacrer avec l'église le 27 Septembre 1952 (1). M. Duroueix, maire également, contribue souvent à la confection des estrades et reposoirs pour les cérémonies. Il façonne également le chemin de croix en bois posé dans l'église en 1953.   On n'a pas trouvé trace de difficultés graves entre les curés et les secrétaires de mairie. Parfois même les choses vont au mieux. En 1953, le secrétaire de mairie M. Ribardière est en même temps président de la fabrique, organe, comme nous l'avons dit, de gestion du temporel de la paroisse ; il est même décoré pour cela, comme Auguste de Bridiers, de la médaille de Saint-Hilaire. C'est une situation assez rare. A Civaux, les relations du curé et des instituteurs sont bonnes, à partir de 1939 au moins. M. Bastière est croyant et avec ses successeurs, l'abbé Abrioux trouve toujours une façon amiable de régler les problèmes.   Si pour beaucoup de ceux qui ont témoigné dans les entretiens filmés réalisés par l'Association des Amis du Pays de Civaux, le souvenir du curé est celui naturellement de l'Abbé Abrioux, organisant des voyages ou du théâtre ou allant jouer à la belote le soir à la veillée ou, au mieux officiant à l'église, la réalité de la vie d'un curé de campagne était bien autre surtout si on l'envisage sur la totalité du XXe siècle (2).   Pour les croyants, le curé est, comme le définit l'Eglise, le pasteur, c'est-à-dire celui qui les conduit. Il faut d'un point de vue sociologique s'imaginer qu'en tant que prêtre, il est revêtu pendant longtemps d'une autorité et de pouvoirs qui s'exercent alors au sein des familles et non seulement dans les murs du temple. Son statut donne à ses propos une force particulière. Outre qu'il administre les sacrements dont beaucoup ne sauraient se passer, il reçoit en confession des confidences dont il garde le secret. Ce qui parfois l'investit d'un crédit particulier. Si pour beaucoup, la confession consiste à avouer des péchés très véniels, parfois l'affaire est plus compliquée. Le curé peut absoudre les faits les plus graves. L'absolution des péchés est souvent capitale à l'approche de la mort « pour se mettre en règle » et beaucoup de ceux qui n'ont pas pratiqué depuis longtemps y ont recours pour s'assurer la chance d'une autre vie heureuse.  Pour certains, particulièrement croyants, le curé est ce qu'on appelait un directeur de conscience. Ainsi il donne des conseils dans de nombreux domaines même les plus personnels. Il donne aussi parfois des prescriptions, voire des injonctions qu'on ne saurait enfreindre facilement.  Pour les non-croyants ou pour ceux qui ne pratiquent plus, le curé du village est tout de même une personnalité de la commune, qu'on l'apprécie ou non. C'est un personnage à Civaux comme ailleurs, très présent dans le bourg ou dans les écarts, car il visite les fidèles, les malades, les personnes âgées, s'occupent de ceux qui sont dans le besoin. Il est le seul, avec parfois quelques paroissiens dévoués, à le faire au début du siècle.  Dans les familles, dans la mesure où les femmes et les enfants ont assez longtemps fréquenté l'église, il jouit d'une certaine considération même des hommes qui s'en abstiennent. La personnalité des curés y est pour beaucoup. Des témoins nous disent que quelques habitants tenant des propos très anticléricaux ne s'en prennent pas pour autant à la personne des curés, notamment au temps de l'abbé Abrioux. C'est de toute façon pendant longtemps un personnage à part. Sa façon de s'habiller, son instruction, les pouvoirs dont il est investi, son célibat et le mystère de sa vie privée derrière les murs du presbytère, son intégration dans un ordre social particulier, le différencient de tous les autres hommes et femmes de la commune.   C'est souvent les curés qui sont les premiers à organiser les divertissements, notamment le théâtre, les voyages, les pèlerinages, les fêtes. C'est le cas à Civaux. L'abbé Abrioux a donné une grande popularité à l'image du curé de campagne. Ce qui, n'en doutons pas, a eu une certaine influence sur la vie communale comme sur la vie religieuse. On pouvait, nous dit-on, le fréquenter amicalement, sans fréquenter l'église. Mais, bien entendu, même lui n'a pu ralentir la déchristianisation progressive inéluctable, au cours du XXe siècle, à mesure que s'est lézardé le monde rural traditionnel.   Avant de considérer l'histoire paroissiale de Civaux au cours du XXe siècle, disons qu'une remarque récurrente chez ceux qui témoignent concerne l'importance de l'église en tant que monument au centre du village, bien souvent abordée par l'évocation de la sonnerie des cloches. D'aucuns rappellent le fait qu'elles rythment la journée en donnant l'heure. Les plus anciens parlent même de l'Angélus sonné matin, midi et soir. C'est vrai aussi qu'elles appellent les fidèles pour les offices, elles les informent des évènements importants pour la communauté, naissances, mariages, décès, elles peuvent avertir d'évènements graves pour la commune, voire le pays, à l'occasion d'un incendie, d'une déclaration de guerre ou d'un armistice. A chaque circonstance, une sonnerie particulière joyeuse ou grave comme le glas ou le tocsin. D'ailleurs leur intérêt comme mode de communication a fait qu'une loi de décembre 1905 a donné aux maires un droit d'accès permanent aux cloches. Pour les derniers paroissiens et pour d'autres même qui ne la fréquentent plus, l'église est aussi un lieu de remémoration de ce qui fut leur paroisse et par là d'une partie de leur jeunesse. Les entretiens filmés témoignent de ces réminiscences souvent enjouées et nostalgiques à la fois.   Dans leur attachement à ce monument, quelques-uns disent qu'il est pour eux comme le symbole de la permanence et de la continuité de la communauté des hommes à laquelle ils se sentent appartenir. Ils font souvent la même réflexion pour le cimetière qui a succédé à d'autres plus anciens et qui est vécu comme le lieu qui unit les générations. Eglise et cimetière, au centre du Pays de Civaux, sont pour les Civausiens de souche, comme pour ceux qui s'y sont définitivement installés, des marqueurs identitaires. En fait quelles que soient les grandes évolutions qui se produisent, les sociétés sont dans une continuité et jamais dans une rupture totale.  L'église est aujourd'hui plus fréquentée par les touristes que par les fidèles ! La dernière partie du XXe siècle est marquée, ainsi que nous l'avons dit, par une diminution très importante des pratiques religieuses due tant aux mutations de la société qu'à la raréfaction des prêtres nécessitant une réorganisation fréquente des structures pastorales.  Le décès de l'abbé Abrioux en 1975, dernier curé résident de Civaux, crée une rupture dans la vie paroissiale. Désormais les laïcs joueront impérativement et de plus en plus un rôle éminent à la recherche notamment de nouveaux rituels pour maintenir, coûte que coûte, la présence de l'Eglise, même si l'avenir leur paraît incertain. Il est évident que l'Eglise catholique, comme la société en général, est entrée dans une ère nouvelle.  Précisons qu'il ne s'agit pas ici d'écrire l'histoire de la vie paroissiale de Civaux au XXe siècle, mais seulement d'en donner un aperçu à partir de la documentation consultée qui pourra être complétée ultérieurement. Les archives paroissiales conservées concernant Civaux sont toutefois dans l'ensemble, comparées à d'autres, assez peu nombreuses.   Notes  1. Poursuivant d'ailleurs la tradition, son fils Pierre Lasnier en 2012 taille le nouveau maître-autel qu'il a décoré d'un chrisme et d'inscriptions reproduisant la stèle d'Aeternalis et Servilla conservée tout auprès. Cet autel remplace un autel en bois installé dans les années 1965.  2. L'association des Amis du Pays de Civaux réalise des entretiens filmés d'habitants de Civaux pour servir à la mise en œuvre du projet collectif : Mémoire de Civaux, avec la collaboration scientifique de l'Equipe Sémiotique et Cognitive des nouveaux médias (ESCOM), de la Fondation de la Maison des Sciences de l'Homme de Paris.    Le Clocher de Civaux ou la vie paroissiale par Jean-Claude Papinot, avec la collaboration des membres de l'AAPC et des habitants de Civaux Pour citer ce dossier, en partie ou en totalité : Papinot J.C. Le Clocher de Civaux ou la Vie de la paroisse, dans Mémoire de Civaux (AAPC), 2014 www.memoirecivaux.msh-paris.fr/dossiers/7-vie-de-la-paroisse.aspx   Sommaire du dossier  

  • famille_civaux
    famille_civaux
    Vie quotidienne

    Ce dossier propose divers témoignages sur la vie quotidienne à Civaux dans la deuxième moitié du XXème siècle. Ponctué par les veillées, les inondations, l'alambic, l'abattage du cochon ou encore la chasse aux alouettes, le monde paysan représentait alors une grande partie de la communauté. Il était caractérisé par une quasi totale autonomie et reposait sur la coopération, le rythme des saisons et un rapport très fort à la nature. Ce monde était également celui de la civilisation orale qui a aujourd'hui disparu.