Le Clocher de Civaux ou la Vie de la paroisse

par Jean-Claude Papinot

A Civaux au début du XXe siècle la très grande majorité des habitants est catholique. Il y a 954 personnes dans la commune en 1901. Beaucoup pratiquent mais déjà les femmes et les enfants plus que les hommes. Cette tendance se confirmera suite aux mutations sociales et politiques pour aboutir à la fin du siècle à une extrême raréfaction des pratiquants quels qu'ils soient.

  Au début du XXe siècle, bien rares sont les familles qui ne font pas baptiser leurs enfants, ne les marient pas à l'église, enterrent leurs défunts sans office religieux et ne se rendent pas aux cérémonies pour les grandes fêtes. Nous verrons que les idées anticléricales qui progressent depuis le XIXe siècle et les vives réactions de l'Eglise ont eu des répercussions sur la vie religieuse certes, mais aussi sur la vie communale de Civaux.

  A l'aube du XXe siècle, la ligne de fracture n'est pas entre le curé et le maire mais plus souvent entre d'un côté la commune et la paroisse et de l'autre le sous-préfet, le préfet et l'inspecteur d'académie. Cette situation évoluera mais si le XXe siècle est émaillé de petits conflits entre les maires et les curés, c'est peu fréquent et rarement grave. En règle générale le premier magistrat communal et une partie de son conseil sont soit intégrés dans la vie paroissiale, soit le plus souvent bienveillants à l'égard de l'Église, ou, au pire, indifférents.

Pour illustrer ce propos, prenons quelques exemples. Le plus emblématique dans le genre d'abord. Nous sommes à la fin du XIXe siècle. Auguste de Bridiers est maire comme le furent deux de ses aïeux, Joseph-Marie de Céris de 1813 à 1830 et Antoine de Bridiers de 1856 à 1865. Il est en même temps trésorier de la fabrique, c'est-à-dire de l'organe qui gère le temporel de l'église. Il est aussi organiste pendant près de 70 ans. Il est décoré par l'évêque, Monseigneur de Durefort, de la médaille de Saint Hilaire, pour ses fonctions paroissiales. Il est aussi le parrain d'une cloche au financement de laquelle il a dû participer. Une tribune dans le choeur du sanctuaire est réservée aux hommes de cette famille jusque dans les années 1960. Les membres de la famille de Bridiers avaient également droit de se faire inhumer au Moyen Age dans le collatéral droit de l'église devant la statue de saint Blaise.

On dira ultérieurement l'engagement d'Auguste de Bridiers dans la défense de l'école chrétienne et son action contre l'ouverture de l'école laïque, bien que son mandat municipal soit terminé. Ici l'histoire de Civaux témoigne d'une situation habituelle en France à cette époque où l'aristocratie a conservé ou retrouvé son rôle prépondérant qui se maintiendra plus ou moins longtemps selon les endroits.

  La situation est plus tendue dans les 30 premières années du XXe siècle car les curés de Civaux relaient la rigueur des orientations diocésaines. En effet, depuis Monseigneur Pie et avec Monseigneur Humbrecht et Monseigneur de Durfort, un courant traditionaliste et des prescriptions draconiennes ne laissent guère aux curés, dans un système hiérarchique sans faille, la possibilité d'initiatives personnelles en matière de doctrine, c'est évident, mais aussi d'idées politiques et sociales. La personnalité des curés et des différents maires, l'absence d'opposants très combatifs, concourent à des relations apparemment pacifiques. Toutefois, l'Eglise comme nous le montrerons, mène alors une bataille permanente contre l'anticléricalisme, l'athéisme et même les idées républicaines. Or, dans les années 20 et 30, l'influence des partis politiques de gauche est certaine à Civaux. Les curés le disent dans leurs rapports au diocèse en dénonçant ce qu'ils appellent souvent « le respect humain » qui empêche les habitants de pratiquer pour ne pas déplaire aux autorités. Mais à la question qu'on leur pose sur  l'attitude des municipalités la réponse fréquente est « indifférence », en ajoutant souvent : « comportement dénué d'hostilité » ou de « sectarisme », s'il s'agit d'une municipalité à majorité radicale-socialiste. On peut à ce propos consulter les rapports des curés de 1928 à 1937 essentiellement.

  Un changement se produit en 1939 avec l'arrivée du Père Abrioux qui fut curé de Civaux jusqu'à son décès en 1975. Ce personnage original crée avec les maires un climat de tolérance, voire fréquemment une réelle coopération dénuée d'animosité. Très présent dans la vie communale, apprécié par beaucoup d'habitants croyants ou non, il a fortement marqué les esprits et donné de l'Eglise une image différente.

 On constate que plusieurs maires, loin de l'engagement d'Auguste de Bridiers et sans référence même à leurs croyances ou à leurs idées, collaborent à leur façon à la vie paroissiale. M. Lasnier, tailleur de pierre de son état, offre une pierre d'autel que Monseigneur Vion viendra consacrer avec l'église le 27 Septembre 1952 (1). M. Duroueix, maire également, contribue souvent à la confection des estrades et reposoirs pour les cérémonies. Il façonne également le chemin de croix en bois posé dans l'église en 1953.

  On n'a pas trouvé trace de difficultés graves entre les curés et les secrétaires de mairie. Parfois même les choses vont au mieux. En 1953, le secrétaire de mairie M. Ribardière est en même temps président de la fabrique, organe, comme nous l'avons dit, de gestion du temporel de la paroisse ; il est même décoré pour cela, comme Auguste de Bridiers, de la médaille de Saint-Hilaire. C'est une situation assez rare. A Civaux, les relations du curé et des instituteurs sont bonnes, à partir de 1939 au moins. M. Bastière est croyant et avec ses successeurs, l'abbé Abrioux trouve toujours une façon amiable de régler les problèmes.

  Si pour beaucoup de ceux qui ont témoigné dans les entretiens filmés réalisés par l'Association des Amis du Pays de Civaux, le souvenir du curé est celui naturellement de l'Abbé Abrioux, organisant des voyages ou du théâtre ou allant jouer à la belote le soir à la veillée ou, au mieux officiant à l'église, la réalité de la vie d'un curé de campagne était bien autre surtout si on l'envisage sur la totalité du XXe siècle (2).

  Pour les croyants, le curé est, comme le définit l'Eglise, le pasteur, c'est-à-dire celui qui les conduit. Il faut d'un point de vue sociologique s'imaginer qu'en tant que prêtre, il est revêtu pendant longtemps d'une autorité et de pouvoirs qui s'exercent alors au sein des familles et non seulement dans les murs du temple. Son statut donne à ses propos une force particulière. Outre qu'il administre les sacrements dont beaucoup ne sauraient se passer, il reçoit en confession des confidences dont il garde le secret. Ce qui parfois l'investit d'un crédit particulier. Si pour beaucoup, la confession consiste à avouer des péchés très véniels, parfois l'affaire est plus compliquée. Le curé peut absoudre les faits les plus graves. L'absolution des péchés est souvent capitale à l'approche de la mort « pour se mettre en règle » et beaucoup de ceux qui n'ont pas pratiqué depuis longtemps y ont recours pour s'assurer la chance d'une autre vie heureuse.

 Pour certains, particulièrement croyants, le curé est ce qu'on appelait un directeur de conscience. Ainsi il donne des conseils dans de nombreux domaines même les plus personnels. Il donne aussi parfois des prescriptions, voire des injonctions qu'on ne saurait enfreindre facilement.

 Pour les non-croyants ou pour ceux qui ne pratiquent plus, le curé du village est tout de même une personnalité de la commune, qu'on l'apprécie ou non. C'est un personnage à Civaux comme ailleurs, très présent dans le bourg ou dans les écarts, car il visite les fidèles, les malades, les personnes âgées, s'occupent de ceux qui sont dans le besoin. Il est le seul, avec parfois quelques paroissiens dévoués, à le faire au début du siècle.

 Dans les familles, dans la mesure où les femmes et les enfants ont assez longtemps fréquenté l'église, il jouit d'une certaine considération même des hommes qui s'en abstiennent. La personnalité des curés y est pour beaucoup. Des témoins nous disent que quelques habitants tenant des propos très anticléricaux ne s'en prennent pas pour autant à la personne des curés, notamment au temps de l'abbé Abrioux. C'est de toute façon pendant longtemps un personnage à part. Sa façon de s'habiller, son instruction, les pouvoirs dont il est investi, son célibat et le mystère de sa vie privée derrière les murs du presbytère, son intégration dans un ordre social particulier, le différencient de tous les autres hommes et femmes de la commune.

  C'est souvent les curés qui sont les premiers à organiser les divertissements, notamment le théâtre, les voyages, les pèlerinages, les fêtes. C'est le cas à Civaux. L'abbé Abrioux a donné une grande popularité à l'image du curé de campagne. Ce qui, n'en doutons pas, a eu une certaine influence sur la vie communale comme sur la vie religieuse. On pouvait, nous dit-on, le fréquenter amicalement, sans fréquenter l'église. Mais, bien entendu, même lui n'a pu ralentir la déchristianisation progressive inéluctable, au cours du XXe siècle, à mesure que s'est lézardé le monde rural traditionnel.

  Avant de considérer l'histoire paroissiale de Civaux au cours du XXe siècle, disons qu'une remarque récurrente chez ceux qui témoignent concerne l'importance de l'église en tant que monument au centre du village, bien souvent abordée par l'évocation de la sonnerie des cloches. D'aucuns rappellent le fait qu'elles rythment la journée en donnant l'heure. Les plus anciens parlent même de l'Angélus sonné matin, midi et soir. C'est vrai aussi qu'elles appellent les fidèles pour les offices, elles les informent des évènements importants pour la communauté, naissances, mariages, décès, elles peuvent avertir d'évènements graves pour la commune, voire le pays, à l'occasion d'un incendie, d'une déclaration de guerre ou d'un armistice. A chaque circonstance, une sonnerie particulière joyeuse ou grave comme le glas ou le tocsin. D'ailleurs leur intérêt comme mode de communication a fait qu'une loi de décembre 1905 a donné aux maires un droit d'accès permanent aux cloches.

Pour les derniers paroissiens et pour d'autres même qui ne la fréquentent plus, l'église est aussi un lieu de remémoration de ce qui fut leur paroisse et par là d'une partie de leur jeunesse. Les entretiens filmés témoignent de ces réminiscences souvent enjouées et nostalgiques à la fois.

  Dans leur attachement à ce monument, quelques-uns disent qu'il est pour eux comme le symbole de la permanence et de la continuité de la communauté des hommes à laquelle ils se sentent appartenir. Ils font souvent la même réflexion pour le cimetière qui a succédé à d'autres plus anciens et qui est vécu comme le lieu qui unit les générations. Eglise et cimetière, au centre du Pays de Civaux, sont pour les Civausiens de souche, comme pour ceux qui s'y sont définitivement installés, des marqueurs identitaires. En fait quelles que soient les grandes évolutions qui se produisent, les sociétés sont dans une continuité et jamais dans une rupture totale.

 L'église est aujourd'hui plus fréquentée par les touristes que par les fidèles ! La dernière partie du XXe siècle est marquée, ainsi que nous l'avons dit, par une diminution très importante des pratiques religieuses due tant aux mutations de la société qu'à la raréfaction des prêtres nécessitant une réorganisation fréquente des structures pastorales.

 Le décès de l'abbé Abrioux en 1975, dernier curé résident de Civaux, crée une rupture dans la vie paroissiale. Désormais les laïcs joueront impérativement et de plus en plus un rôle éminent à la recherche notamment de nouveaux rituels pour maintenir, coûte que coûte, la présence de l'Eglise, même si l'avenir leur paraît incertain. Il est évident que l'Eglise catholique, comme la société en général, est entrée dans une ère nouvelle.

 Précisons qu'il ne s'agit pas ici d'écrire l'histoire de la vie paroissiale de Civaux au XXe siècle, mais seulement d'en donner un aperçu à partir de la documentation consultée qui pourra être complétée ultérieurement. Les archives paroissiales conservées concernant Civaux sont toutefois dans l'ensemble, comparées à d'autres, assez peu nombreuses.

 

Notes

 1. Poursuivant d'ailleurs la tradition, son fils Pierre Lasnier en 2012 taille le nouveau maître-autel qu'il a décoré d'un chrisme et d'inscriptions reproduisant la stèle d'Aeternalis et Servilla conservée tout auprès. Cet autel remplace un autel en bois installé dans les années 1965.

 2. L'association des Amis du Pays de Civaux réalise des entretiens filmés d'habitants de Civaux pour servir à la mise en œuvre du projet collectif : Mémoire de Civaux, avec la collaboration scientifique de l'Equipe Sémiotique et Cognitive des nouveaux médias (ESCOM), de la Fondation de la Maison des Sciences de l'Homme de Paris. 

 

Le Clocher de Civaux ou la vie paroissiale

par Jean-Claude Papinot, avec la collaboration des membres de l'AAPC et des habitants de Civaux

Pour citer ce dossier, en partie ou en totalité :

Papinot J.C. Le Clocher de Civaux ou la Vie de la paroisse, dans Mémoire de Civaux (AAPC), 2014

www.memoirecivaux.msh-paris.fr/dossiers/7-vie-de-la-paroisse.aspx

 

Sommaire du dossier

 

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Le Clocher de Civaux ou la Vie de la paroisse

  • aeternalis-et-servilla_civaux
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    Un peu d'histoire

    Civaux fut un centre religieux important dès la propagation du christianisme en Poitou, au IVe siècle et pendant tout le haut Moyen Age. Des vestiges conservés en témoignent : la stèle d'Aeternalis et Servilla, datée de la fin du IVe ou début Ve, des restes de mausolées contemporains, l'abside mérovingienne de l'église actuelle dont le vocable Saint Gervais et Saint Protais indique la précocité, un baptistère de la même époque très rare en milieu rural, une vaste nécropole du haut Moyen Age et plusieurs autres cimetières, puis enfin de l'église romane.    

  • eglise-de-civaux-avant-1915
    eglise-de-civaux-avant-1915
    Repères historiques. Aperçu sur l'histoire de l'Eglise, du Diocèse et de la paroisse du XIXème au milieu du XXème siècle

    On ne peut comprendre l'histoire de la vie d'une paroisse sans la replacer dans le contexte politique et religieux de l'époque. On ne peut pas non plus comprendre les grands bouleversements du début du XXe siècle sans évoquer les évènements importants du siècle précédent. Pour ce faire nous suivrons, pour l'histoire générale, les exposés de Jacques Marcadé et de Maurice Mathieu dans l'ouvrage Histoire du diocèse de Poitiers réalisé sous la direction de Robert Favreau (11).  

  • intérieur-de-léglise-de-civaux-avant-1915
    intérieur-de-léglise-de-civaux-avant-1915
    La séparation des Eglises et de l'Etat et l'école chrétienne de Civaux fermée en 1905

    Un des faits marquants du début du XXe siècle est la séparation des Églises et de l'Etat instituée par la loi de juillet 1905 et promulguée en décembre. Elle abroge le Concordat et les articles organiques napoléoniens. Elle ne reconnaît aucun culte, en conséquence l'Etat n'a plus à payer les ministres des religions. C'est une idée en fait contemporaine de la création de la Troisième République et mise en œuvre, à partir de 1904, après la rupture des relations diplomatiques avec le Vatican.   

  • La gestion du temporel de l'Eglise jusqu'en 1906 : les Fabriques

    La gestion du temporel des églises, c'est-à-dire l'administration de leurs biens, de leurs dépenses et de leurs revenus est assurée depuis le Moyen Age par les fabriques. Cette institution associe les laïcs à cette tâche. Après les troubles révolutionnaires, les fabriques sont restituées dans leurs fonctions au cours du XIXe siècle. Elles sont réorganisées par les articles organiques napoléoniens et soumis au contrôle de l'Etat. Plusieurs lois et décrets modifient leur fonctionnement entre 1884 et 1893 (30).

  • enfants-de-choeur
    enfants-de-choeur
    Les auxiliaires de la paroisse

    Sous cette appellation d'auxiliaires de la paroisse, on entend tous ceux qui aident les curés dans leurs tâches. En premier lieu, les servants de messe qui sont obligatoires pour tous les offices : messes, mariages, enterrements principalement. 

  • eglise-de-civaux
    eglise-de-civaux
    La gestion du temporel après 1906

    A partir  de 1906 ce ne sont plus les fabriques qui gèrent le temporel des églises mais un conseil paroissial mis en place par Monseigneur Pelgé en 1908. La grande différence, c'est que les fabriciens  étaient responsables personnellement de la gestion des biens et des finances, tandis que désormais, c'est le curé qui en est seul responsable.

  • theatre-civaux-_-abbé-abrioux
    theatre-civaux-_-abbé-abrioux
    Les activités annexes des curés

    Les curés, sans y être totalement obligés, sont fortement encouragés par le diocèse à développer des activités dans le cadre de leur paroisse, notamment pour les jeunes. Et ceci pour les raisons que nous avons indiquées : les garder dans le giron de l'Église et s'opposer ainsi à leur engagement dans des activités laïques qui se développent au cours de ce siècle. Attirer des jeunes dans des activités para-religieuses, c'est indirectement pour l'Église conserver sa place dans la société, assurer le maintien des pratiques religieuses et propager des valeurs chrétiennes. Pour cela, on a recours tant aux divertissements qu'à l'embrigadement ou à la pédagogie. Il faut que les fidèles se sentent concernés et soient eux-mêmes des acteurs de la vie paroissiale en participant aussi à des activités non directement religieuses comme le théâtre, les voyages, la lecture. Les mouvements d'Action catholique auront un rôle important et très particulier surtout pour ceux qui ont un réel engagement dans la société comme la JAC par exemple.  

  • fanum
    fanum
    L'église et la paroisse de Civaux dans la dernière partie du siècle

    Robert Favreau nous décrit le contexte dans lequel l'Eglise va devoir se réorganiser en prenant en compte l'évolution des mentalités et les données objectives nouvelles (90).   En 1947, le pape autorise la réunion de l'Assemblée plénière de l'Episcopat français dont la première tenue a lieu en 1951. Cette assemblée va jouer un rôle de première importance. Elle crée quinze commissions épiscopales qui s'intéressent progressivement à l'ensemble des questions auxquelles l'Eglise est confrontée tant dans ses structures intérieures que dans ses relations avec la société.

  • chapiteau
    chapiteau
    Conclusion sur le Clocher de Civaux et la vie de la paroisse

    Avant de conclure, nous voudrions dire combien nous regrettons que les curés de Civaux n'aient pas laissé de journaux ou de notes personnelles. Nous aurions souhaité pouvoir ainsi évoquer la façon dont ils concevaient leur ministère, la façon  dont ils pensaient devoir assumer cette tâche dont on ne saurait nier la difficulté, savoir quelles furent leurs peines, leurs joies, leurs doutes, leurs préférences…. Evoquer comment ils ont subi la rigueur de la hiérarchie pour les uns, et pour les autres, la satisfaction d'une évolution en ce domaine qui s'est manifestée dans la deuxième partie du siècle par des rapports moins solennels et plus confraternels entre les curés et leurs évêques ou leurs représentants.